Psychiatrie

Pourquoi il y a souvent des évasions dans les services psychiatriques ?

Pourquoi il y a souvent des évasions dans les services psychiatriques ?

Eh bien, la première chose à faire si un détenu veut se faire la belle, c’est d’aller dans une structure où il y aura moins de freins mécaniques qui l’empêcheront de s’évader. Les freins mécaniques quand vous travaillez dans les alarmes, ce sont toutes les structures qui freinent la progression du voleur de l’extérieur à l’intérieur de votre habitation ou entreprise, afin de l’empêcher le plus tôt possible de pénétrer chez vous où se trouvent vos effets de valeur personnels : bijoux, argents, documents…etc. Ce qui joue donc le rôle de ces freins mécaniques, ce sont les fenêtres, les portes, les vasistas, les clôtures, les barrières coulissantes…etc. Voilà ce que ce sont des freins mécaniques ! Plus vous en avez, plus il sera difficile de les franchir pour rentrer dans un lieu, à l’inverse, comme en prison ou en psychiatrie où là le but n’est plus d’entrer dans un lieu, mais d’en sortir, eh bien là aussi, plus il y aura ces freins mécaniques sur votre parcours, plus ce sera compliqué pour vous d’en sortir. Donc le premier réflexe intelligent à avoir, c’est de changer de décor pour un lieu où il y aura moins de freins mécaniques, comme les services psychiatriques de base, classiques quoi, les HP. En effet, généralement il n’y a pas de mirador, il n’y a pas de gros mur d’enceinte à franchir, autrement dit, dès que vous avez réussi à sortir de votre chambre d’isolement ou des locaux, vous êtes déjà dehors dans la vie civile. Il n’y a pas de rondes autour des bâtiments, pas de chiens, pas de surveillants armés… Il n’y a pas de barreaux aux fenêtres (pas tous), il peut y avoir des grilles, mais avec un peu d’ingéniosité, on les franchit sans problème. Enfin, il est plus intelligent d’essayer de s’évader sans violence d’un service psychiatrique que d’une prison à coup d’explosif, non ? Surtout si vous êtes seul sans équipe extérieure pour vous aider.

Alors certains détenus s’évadent soit des hôpitaux (H), soit des services psychiatrique (HP) comme moi où je m’évaderai deux fois, une fois d’un service psychiatrique classique, dans celui d’Érasme à Antony (92), et l’autre d’une USIP (Unité de Soin Intensif Psychiatrique) de Prémontré dans l’Aisne (02) censé être hyper sécurisé avec fenêtres blindées et barreaux aux fenêtres.

Donc, il y a différents types de détenus qui s’évadent ou pas :

1) Il y a ceux qui psychologiquement ne vont pas bien et sont internés sans leur consentement, et c’est une fois arrivés sur place que l’occasion fait le larron. Mais cela vaut pour un pourcentage infime de détenus, la majorité d’entre eux passent leur séjour tranquillement et repartent ensuite en prison. Mais comme les médias ne parlent que de ceux qui s’évadent pour en faire de croustillants faits divers, qu’on peut avoir l’impression que ce sont tous les détenus qui s’évadent des hôpitaux ou des services psychiatriques.

2) Il y a les détenus qui organisent leur évasion, car ils savent que leur chance de s’évader sera plus importante que s’ils le faisaient d’une prison, ils font donc en sorte d’aller à l’hôpital pour des soins physiques et d’autres ou pour des services psychiatriques pour tenter leur évasion. Parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Mais le profil de ces détenus, c’est qu’ils savent ce qu’ils font, et savent donc que c’est possible de s’évader, alors ils se font interner.

3) Et il y a les détenus qui ont eu l’occasion de s’évader, mais tellement déprimés sur le moment, qu’ils savent qu’ils ne seront bien nulle part, que ce soit en liberté ou en prison, alors ils laissent passer les occasions en retournant en prison : cela a été mon cas au début : partir pour aller où ? J’avais tué ma Chérie, et vivre sans Elle dehors n’avait aucun sens, aucune motivation, de plus, je devais être puni pour faire ma peine et payer en quelque sorte mon geste impardonnable commis sur Elle, mais le temps passant, mon profil psychologique avait évolué dans un sens suicidaire plus organisé et symbolique : m’évader pour aller me tuer sur sa tombe… On y reviendra dans mes écrits.  Quand cette idée d’aller mourir près d’Elle m’a saisi, je n’avais que cette obsession en tête !!   

Donc voilà pourquoi certains détenus s’évadent des services médicaux classiques (passer une radio, un scanner…etc), service psychiatrique (après une tentative de suicide, pour déprime avec risque de récidive…), ou lors d’un transfert pour un jugement. Là aussi, certains arrivent à s’évader s’ils ont des jambes à la Usain Bolt (l’athlète jamaïcain le plus rapide du monde).

Pour conclure, il est plus aisé de s’évader de ces structures que d’une prison, voilà pourquoi il y a plus d’évasions de ces services que des prisons qui deviennent aujourd’hui de plus en plus « Bunkerisées » ou « forteressifiées » : aussi hermétiques qu’un bunker ou une forteresse. Il faut donc être super rusé pour s’en évader seul ou avoir des armes et de l’explosif grâce à des complices. De toutes les prisons que j’ai faites, j’aurais pu m’évader, toutes sans aucune exception ; je m’amusais d’ailleurs à établir comme dans mon ancien métier de technicien des systèmes d’alarmes et de télésurveillance, contrôles d’accès et vidéo-surveillance, les failles par où non le voleur pourrait cette fois-ci passer non pour voler, mais par où le détenu que j’étais pouvait passer pour retrouver la liberté. Mais je n’avais plus la même motivation-anti-vie que j’avais au début et qui reviendra après à cause de circonstances carcérales où là aussi on y reviendra dans mes écrits. En tout cas, sans avoir aucune équipe, j’aurais déjà pu m’évader de toutes les structures pénitentiaires, alors avec une équipe, c’était sûr à 10000% : mais il fallait choisir la facilité de s’évader des HP dans la mesure du possible ; ce que j’ai toujours réussi à faire. Pour vous dire, même de Clairvaux j’aurais pu, mais heureusement que j’ai pu acheter un ordinateur pour me mettre définitivement à mes écrits, j’avais donc sublimé toute envie d’évasion, par les évasions visuelles sans limites dans le temps (passé comme présent et futur) que m’offrait l’écriture, à partir de là, je suis devenu doux comme un agneau !!! Car ma seule motivation, c’était d’écrire, écrire et d’écrire en remettant au propre les manuscrits que j’avais écrits depuis la Maison d’Arrêt de Nanterre à l’âge de 28 ans où le départ a été au retour de ma première évasion où je voulais expliquer à ma psychologue le phénomène tocs qui m’accablait, ensuite, l’idée de tout écrire mon histoire avec ma Chérie est devenu la logique suivante d’où la naissance de ce qui sera mon premier tome « Pardon Chérie de t’avoir envoyée dans Le royaume des anges ».

Mais malheureusement, il y aura toujours des détenus désemparés où leur seule survie psychologique se tiendra dans l’espoir de réussir une anti-prison-évasion…

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