C’est quoi la garde à vue ?
Déjà dans l’expression « Garde à vue », on peut l’interpréter comme : je garde à vue = je regarde sans cesse = je surveille à vue d’œil = on garde une personne à vue, à disposition = on l’emprisonne de notre regard = je m’occupe de cette personne en ne la lâchant pas du regard == gardé à vue…etc.
Toute personne qui commet une infraction…, délit ou crime… ne va pas directement en prison dans une cellule pénitentiaire celle-ci. Non ! Elle passera avant par la case garde à vue où il sera mis ou pas en examen après avoir été interrogée par les enquêteurs-policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) ou autre. Des procès-verbaux seront établis par les policiers-enquêteurs, les premières constatations et interrogations du voisinage voire même des membres de la famille de l’inculpé seront établies pour justifier ou pas l’incarcération. La garde à vue pour faire simple est donc un passage obligé avant de finir en prison.
Pendant cette garde à vue où vous serez seul(e) où à plusieurs dans une cellule qui ressemble (sans le bloc chiotte-lavabo en ferraille qui n’est pas présent) à un mitard de prison par l’architecture sommaire du meublier : souvent un seul banc en pierre avec une seule couverture que tout le monde s’est servi avant vous. Vos chaussures restent souvent à l’entrée de la cellule ou bien vous les avez aux pieds, mais sans les lacets pour éviter que vous vous suicidiez par pendaison avec : exactement la même procédure anti-suicide que pour le mitard d’une prison. Les policiers ne sont jamais très loin dans les pièces contiguës et peuvent vous voir via une caméra plongeante qui zieute sur l’ensemble de la cellule 24/24.
Similitudes entre une cellule de garde à vue d’un poste de commissariat et une cellule de mitard d’une prison.
Cellule d'une garde à vue (d'un poste de commissariat).
Cellule d'une garde à vue (d'un poste de commissariat).
Cellule d'une garde à vue (d'un poste de commissariat).
Cellule d'une garde à vue (d'un poste de commissariat), mais côté extérieur où vous pouvez voir les chaussures devant par terre.
Cellule d'un mitard (dans une prison).
Cellule d'un mitard (dans une prison).
Cellule d'un mitard (dans une prison).
Cellule d'un mitard (d'une prison), mais côté extérieur, et normalement, là aussi, vous pouvez voir les chaussures devant par terre.
Et vous attendez, attendez, et attendez… presque sans fin que vous espérez en sortir même pour parler aux policiers de votre acte par exemple, tellement cette solitude-attente devient très très très pénible jusqu’à la torture mentale : moi, je venais d’apprendre par la bouche indiscrète et indirecte d’un policier qui parlait avec un autre policier dans ce poste de commissariat de Châtenay-Malabry, que Bébé venait de décéder-succomber à mon acte criminel sur Elle. J’étais si inconsolable que je pleurais comme un enfant dans cette calvaire-cellule sous les yeux et oreilles d’autres inculpés. Une torture mentale que je ne souhaite à personne et qui se comparerait à ce que vous vaguez-voguez dans l’espace en scaphandrier avec au ventre une boule de solitude cosmique en attendant la délivrance-mort qui tarde à arriver à cause des distances lointaines des autres planètes et des soleils-étoiles qui ne peuvent de suite vous avaler-brûler par leur champ gravitationnel, alors vous vaguez-voguez-vaguez-voguez-vaguez-voguez entre le sommeil et l’éveil en espérant que la mort arrive vite, vite vite… ! Une torture qui dure qui dure et qui dure…!!!
Les policiers utiliseront l’argent que vous aviez sur vous au moment de l’arrestation pour vous acheter sandwich et boisson, mais franchement, moi, j’avais plutôt envie qu’ils m’achètent du cyanure pour en finir vite que de manger pour vivre.
Vous voyez aussi un médecin qui vous demandera si vous n’avez pas de problèmes de santé, si vous pouvez supporter ce passage en garde à vue… je lui ai répondu que : « oui, mais je ne pense pas que je vais résister psychologiquement ». Je ne sais plus si j’avais vu ce médecin avant d’apprendre la mort de Bébé ou après l’avoir apprise. En tout cas son rôle était de m’examiner afin de mentionner sur un certificat médical que mon état physique d’alors était compatible avec un maintien en garde à vue suivie d’éventuelle prolongation…24h, 48h, 72h…etc
On a le droit de prévenir une personne : j’avais donné aux officiers de police le numéro de téléphone de ma grand-mère qui a averti ensuite tout le reste de la famille.
J’avais le droit à un avocat soit que je connaissais, soit commis d’office, j’ai refusé, car il était hors de question que je me défende, alors que je venais de tuer ma Chérie, de plus, encore une fois, j’étais inconsolable car dans ma tête c’était Hiroshima : l’enfer : ça soufflait, ça brûlait, c’était la solitude, ça sentait-ressentait la mort !!!
Ensuite, d’autres policiers de la BAC prendront la relève en quittant cette garde à vue de Châtenay-Malabry (92) pour un autre poste de commissariat, celui de Nanterre (92) où je serai interrogé pendant deux jours avant de finir devant un juge d’instruction au dépôt de Nanterre, qui m’interrogera aussi et interrogera ultérieurement également ma famille dont ma mère, ma grand-mère, mes tantes et collègues de travail et le voisinage pour l’enquête de personnalité. Et de là, je partirai à la Maison d’Arrêt de Nanterre où l’indescriptible torture puissance torture se poursuivra dans d’éternelles-séquences d’….attente… !
La garde à vue est donc le préambule-vestibule à la cellule ou le préambule-vestibule d’une visiteuse-libellule : vous êtes cette libellule qui retrouvera immédiatement la liberté de vos-près-carrés si vous n’avez rien à vous reprocher ché ché chéééé.